Printemps (nom masculin, subst. masculin)


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

La première des quatre saisons de l'année, qui commence vers le 20 mars, quand la déclinaison du soleil devient boréale. "Toutes les fleurs du . Un beau jour de . Au , les herbes et les plantes commencent à pousser. Au prochain."
Prov., "Une hirondelle ne fait pas le ," Il ne faut pas tirer d'un fait isolé une conclusion générale.
Dans le style poétique ou soutenu, "Elle comptait quinze , seize ," Elle n'avait que quinze ans, que seize ans.
PRINTEMPS se dit, figurément, de la Jeunesse. "Dans le de sa vie. Au de son âge. Profitons du de nos jours."



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Au sens astronomique, la première des saisons de l'année, qui commence du dix-neuf au vingt et un mars.
LAPLACE: « Le est l'intervalle compris entre l'équinoxe du et le solstice d'été »

 2   Au sens vulgaire et météorologique, saison qui commence vers février, et qui consiste dans l'adoucissement de la température.
MALH.: « Comme au naissent les roses, Dans la paix naissent les plaisirs »
SÉV.: « Nous avons un fort aimable temps, plus d'hiver, une espérance de qui vaut mieux que le »
RAC.: « Que du Seigneur la voix se fasse entendre, Et qu'à nos coeurs son oracle divin Soit ce qu'à l'herbe tendre Est, au , la fraîcheur du matin »
RAMOND: « Pour nos climats, le est moins une saison distincte qu'une lutte entre l'hiver et l'été, dont les chances décident en partie du sort de l'année »
FAURIEL: « Triste février, tout pluvieux et tout neigeux que tu es, toujours sens-tu le »
BÉRANG.: « Deux saisons règlent toutes choses, Pour qui sait vivre en s'amusant : Au nous devons les roses, à l'automne un jus bienfaisant »
    Par extension.
BOILEAU: « Il [le riche] peut dans son jardin tout peuplé d'arbres verts Recéler le au milieu des hivers »

 3   Poétiquement. Année, mais seulement en parlant des années de la jeunesse.
SOUMET: « J'ai vécu quatorze Loin des bras qui m'ont repoussée »

 4   Fig. La jeunesse.
RÉGNIER: « Aux pages l'on réveille une adresse guerrière.... afin qu'en passe-temps Un labeur vertueux anime leur »
SÉV.: « Il va traverser toute la Bretagne, comme si on était au , et lui au de sa vie »
BOILEAU: « Le dans sa fleur sur son visage est peint »
HAMILT.: « Mlle de Saint-Germain dans le premier de son âge »
A. CHÉN.: « Ô jours de mon , jours couronnés de rose, à votre fuite en vain un long regret s'oppose »
A. CHÉN.: « Je ne suis qu'au , je veux voir la moisson, Et, comme le soleil, de saison en saison, Je veux achever mon année »
BÉRANG.: « Que ma saison dernière Soit encore un »

 5   Printemps d'hôtellerie, mauvais tableau représentant les quatre saisons, qu'on trouvait souvent dans les hôtelleries.
SÉV.: « Les coiffures hurluberlu m'ont fort divertie ; il y en a qu'on voudrait souffleter ; la Choiseul ressemblait, comme dit Ninon, à un d'hôtellerie, comme deux gouttes d'eau ; la comparaison est excellente »

PROVERBES
    Jamais pluie dans le ne passa pour un mauvais temps.
    Une hirondelle ne fait pas le .
P. LEBRUN: « Chios nous demeure infidèle, Mais l'absence d'une hirondelle Ne fait pas manquer le »

HISTORIQUE
    XIIIème siècle
BRUN. LATINI: « Une sole arondele qui vieigne ne uns seus [seul] jors atemprés ne donent certaine enseigne dou printens »
    XVème siècle
E. DESCH.: « En la saison et ou [au] d'esté, Ou [au] gentil mai, qui est si noble mois »
    XVIème siècle
PASQUIER: « Une fleur ne fait pas le »

ÉTYMOLOGIE
    Berry, pruntemps ; de prim ou prime, premier (voy. PRIME 1), et temps : le premier temps de l'année. Le sens étymologique se trouve, à l'historique, dans l'exemple d'E. Deschamps.


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


La première des quatre saisons de l'année, qui commence lorsque le soleil entre dans le signe du Bélier. "Dans le . Nous aurons un agréable . Toutes les fleurs du . Un beau jour de . Au , les herbes et les plantes commencent à pousser. Au prochain."
Dans le style poétique ou soutenu, "Elle comptait, elle avait vu quinze , seize ," Elle n'avait que quinze ans, que seize ans.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit, figurément, de La jeunesse, depuis environ quatorze ans, jusqu'à vingt-quatre ou vingt-cinq ans. "Dans le de sa vie. Au de son âge. Profitons du de nos jours."



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)



La première des quatre saisons de l'année. Le commence lorsque le Soleil entre dans le signe du Bélier, c'est-à-dire, au 21 de Mars, et dure trois mois, jusqu'au 21 Juin. "Dans le . Nous aurons un agréable . Toutes les fleurs du . Un beau jour de . Au , les herbes et les plantes commencent à pousser. Au prochain".
On dit poétiquement De certains Pays, où l'air est extrêmement tempéré, et où les arbres sont toujours verts, qu'"Il y règne un éternel , un perpétuel".



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Printemps, se dit figurément De la grande jeunesse, depuis environ quatorze ans, jusqu'à vingt-quatre ou vingt-cinq ans. "Dans le de sa vie. Au de son âge. Profitons du de nos jours".



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



La première des quatre saisons de l'année, qui commence lorsque le Soleil entre dans le signe du Bélier. "Dans le . Au . Nous aurons un agréable . Toutes les fleurs du . Un beau jour de . Au , les herbes & les plantes commencent à pousser."
On dit poëtiquement De certains pays où l'air est extrêmement tempéré, & où les arbres sont toujours verts, qu'"Il y règne un éternel ."



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



se dit figurément De la grande jeunesse, depuis environ quatorze ans, jusqu'à vingt-quatre ou vingt-cinq ans. "Dans le de sa vie. Dans le de son âge. Dans le de nos jours."



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. masculin 


La premiere des quatre saisons de l'année, qui commence le 22. de Mars, lorsque le Soleil entre dans le signe du Belier, & où les herbes & les plantes commencent à pousser. "Dans le printemps. au . à ce . nous aurons un agreable . toutes les fleurs du ".
On dit de certains pays, où l'air est extremement temperé, & où les arbres sont tousjours verds, qu'"Il y regne un eternel ".
"Printemps," se dit fig. De la grande jeunesse, depuis environ 18. ans, jusqu'à 25. ou 26. "Dans le de sa vie, dans le de son âge, dans le de nos jours".




Emplacement dans le dictionnaire :

principalat
principalement
principalité
principat
principauté
principautés
principe
princiser
printanier

priori
priori
prioriste
prioritaire
priorité
pris
prisé
prise
prise à partie
prise de possession
prisée




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...vie est un joyeux festin ; ou c'est d'un esprit sot ou c'est d'une âme basse. Surtout ne dites point : elle est malheur sans fin ; c'est d'un mauvais courage et qui trop tôt se lasse. Riez comme au printemps s'agitent les rameaux, pleurez comme la bise ou le flot sur la grève, goûtez tous les plaisirs et souffrez tous les maux ; et dites : c'est beaucoup et c'est l'ombre d'un rêve. 1er LIVRE (XII) Les...


Citation n°2 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...m'étonne ? Tous les présents d'avril, je les ai dissipés, et je n'ai pas cueilli la grappe de l'automne, et mes riches épis, d'autres les ont coupés. 2e LIVRE (VIII) Les branches en arceaux quand le printemps va naître, les ronces sur le mur, le pâturage herbeux, les sentiers de mulets, et cet homme champêtre qui, pour fendre le sol, guide un couple de boeufs, la nuit sur la jetée où le phare s'allume,...


Citation n°3 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...retentir d'une douleur non feinte, lyre, l'accent amer ! N'es-tu pas l'alcyon qui calme de sa plainte les vagues de la mer ? 3e LIVRE (i) été, tous les plaisirs que ta saison m'apporte comme ceux du printemps ont perdu leur attrait. Adieu, le tendre automne ! A présent, qu'à ma porte vienne heurter l'hiver, j'ouvrirai sans regret. Dans l'antique forêt, le vent et la cognée sèment de l'arbre fort les...


Citation n°4 de Jean MORÉAS (Poèmes et Sylves : 1886-1896)

...ô gnome, et tu pourras savoir par le menu si j'ai l'âme gaillarde, et pour quel on me nomme ; car, même dans ta nuit, même battu à tes autans, d'un gracieux délire : je dirai le soleil levé, et le printemps, sur la plus haute corde de la lyre. PÈL. PAS., JONCHÉE, LE TROPHÉE Mirage coloré, fragrance de jeunes jardins, et de carrefour rance ; doux frôler susurré comme d'une source, râper anxieux comme...


Citation n°5 de Jean MORÉAS (Poèmes et Sylves : 1886-1896)

...j'avais juré de vous faire service, ô dame, hélas ! Las ! Félon à moi-même. L'eau, à la fin, la pierre drue perce, mais non de vous la cruauté extrême mes tristes pleurs, car trop m'êtes adverse. Printemps et mai ont parfumé et val et plaine ; zéphyr haleine. De-ci de-là ballent, farauds, pastourelles et pastoureaux. Où trouver, las ! Trêve et soulas a ma grand'peine ? PÈL. PAS., BOCAGE, UN TROUPEAU...


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